Action, Drame, Epouvante/Horreur, Ero'/Porn', Policier

Horrible High Heels (1996)

Leather

Category 3 qui tâche, Horrible High Heels (1996) est un thriller aux effusions sanguinolentes parsemé de scènes érotiques.

Dans un coin reculé, Lee Kang (Hung Fung), un homme endetté se fait sauvagement assassiner par un homme masqué. Alors que sa famille le pense en fuite pour échapper aux usuriers, sa nièce Sherry qui gagne sa vie en confectionnant des chaussures en cuir est approchée par une connaissance (Leung Sam-Wing) qui souhaite lui vendre un nouveau type de cuir. Parallèlement, elle retrouve Tien (Lam Chak-Ming), son cousin pour lequel elle a des sentiments mais ce dernier est accompagné de Wendy (Suen Tong), sa nouvelle petite-amie…

Horrible High Heels est de ces productions au rabais qui touche au sensationnalisme. Un film d’exploitation en mode Cat. III qui ne recule devant rien pour choquer le spectateur. Une façon comme une autre de masquer ses carences. C’est souvent cheapos et stupide, violent et malsain. Son trio de réalisateurs (oui ! Ils sont trois, on peine à le croire vu le résultat, quoique) se fourvoie dans un récit incohérent pour livrer un morceau violent. On y tue, dépèce, viol sans ménagement. L’ambiance est glauque et enfante quelques scènes qui marqueront les esprits. Une spéciale pour la scène de l’oie et certains de ces moments gores qui plairont, à coup sûr (!) aux déviants. L’érotisme y est parsemé. Dans ce registre, c’est l’héroïne et l’actrice Suen Tong qui donnent de leur personne, cela de façon gratuite. Nous ne sommes pas dans l’exploit’ pour rien.

Parallèlement à ce qui fait le cœur de l’histoire qui franchement donnait à voir et qui avait un certain mérite à être exploiter, – ATTENTION SPOILER. Une histoire qui tourne autour d’un dépeceur d’être humain qui fait du cuir avec la peau, cuir qu’on utilise pour réaliser des chaussures – FIN SPOILER on suit deux intrigues qui s’engoncent plutôt mal avec la structure principale. D’un côté, on y suit Dick Wei en flic aux méthodes expéditives mais complètement abruti dans le mode de fonctionnement et ses agissements propres (cette scène dans la chambre d’hôtel !). De l’autre, c’est Shing Fui-On revêtant la caricature d’un caïd sans scrupule qui a la particularité d’être en chaise roulante. Tout à un lien, c’est certain mais que c’est grossier.

Le dénouement de Horrible High Heels est quant à lui bâclé. Un gros n’importe quoi qui nous plonge dans une fusillade vengeresse, où l’on retrouve certains des mêmes acteurs qui endossent donc plusieurs rôles. Mais ils sont masqués ! Du coup, on n’est pas censé les reconnaitre. On perçoit, non sans un certain dépit l’économie de moyen de ce film de, nommons-les (ils le méritent) : Chow Cheung (également scénariste), Chan Wai-On et Mao Chiang-Pang. D’ailleurs, côté mise en scène, elle est du domaine du tâcheron. Passons.

Film mauvais, Horrible High Heels a moins le mérite de marquer les esprits, notamment au détour d’une poignée de scènes (aussi bien les plus dures que les plus ridicules).

horrible high heels_peloche

Fiche du film.

Merci à Faringo (DVD)

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