Drame, Policier, Triade

Ungrateful Tink (1999)

Black&White

Entre le film policier et le film de gangster, Ungrateful Tink (1999) met en scène le destin de deux amis d’enfance, l’un devenu policier, l’autre gangster. Cette histoire est mise en scène sous l’égide de Francis Nam Chi-Wai.

Au milieu des années 90, deux hommes au passé commun tentent de s’en sortir tant bien que mal. Le premier surnommé « Black Hair » (Anthony Wong Chau-Sang) est policier et à un sérieux problème de jeu d’argent. Une addiction qui lui fait fermer les yeux sur certains agissements mafieux. Quant au second, surnommé « White Hair » (Michael Tiu Dai-Yue) il s’occupe des basses œuvres de son gang. Si l’un s’enfonce toujours plus dans l’addiction et les dettes, l’autre fait tout pour monter les échelons…

Ungrateful Tink est de ces films qui ont tout du téléfilm. Tout est réalisé de façon plate. Plat, c’est aussi le traitement des personnages. Si le but était, d’une part de montrer la déchéance d’un homme et son dernier sursaut face à son attitude et de l’autre, dépeindre la soif de réussite d’un malfrat jouant habilement avec le jeu des manipulations, c’est malheureusement loupé. Par un rythme lent aux ponctuations violentes, on sent l’envie d’afficher le vague à l’âme qui contamine les personnages mais aussi une ville à deux années d’un fait historique : la rétrocession de HK à la Chine. Une référence qui revient d’ailleurs sur la position à adopter. Aussi bien pour le personnage d’Anthony Wong, ce flic désabusé que celui de Michael Tiu, bien décidé à changer ses conditions et à se venger d’une vie aux abois. Les intentions sont là, notamment l’opposition entre les deux personnages (nom, caractère, ambitions, etc) mais ne sont pas suivies dans les faits. Serait-ce un manque de talent ? D’une ambition trop grande par rapport aux moyens ? Ou bien un manque cruel d’investissement humain ? Nous laisserons le bénéfice du doute à Francis Nam. Qui, disons-le n’a jamais brillé pour ses compétences en tant que cinéaste (une piste, peut-être). Côté acting, c’est pas mal. On pouvait avoir quelques appréhensions, notamment venant d’Anthony Wong qui était alors dans ses périodes de « cachetonnage ». On sait que l’homme (parce que ce qu’il ne s’en est jamais caché en interview), pas l’acteur était plus préoccupé à récupérer ses enveloppes que de participer à quelque chose d’artistique. Si sa performance, à l’image des autres ne transcende pas la pellicule il a au moins le mérite de livrer une prestation correcte. Après ne nous le cachons pas, c’est du réchauffé en mode automatique.

Énième film policier et gangster qui joue sur le destin croisé de personnages au passé commun, Ungrateful Tink peine à capter le spectateur, aussi pauvre à l’écran que son budget de film low-cost. « Télé-»film périmé et sans éclat, c’est tout ce que l’on retiendra.

ungrateful-tink_peloche

Fiche du film.

Merci à wongchowleung (VCD)

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