Comédie, Drame, Policier

Love to Kill (1993)

Violences conjugales

Produit par Kirk Wong Chi-Keung, Love to Kill (1993) de Billy Chung Siu-Hung est un thriller psychologique policier.

Sam (Anthony Wong Chau-Sang), père d’un enfant est marié à Jade (Elizabeth Lee Mei-Fung). Traumatisé par un épisode passé, il fait vivre un véritable enfer à la jeune femme allant jusqu’à fantasmer les pires sévices. Une nuit, Jade, à moitié nue parvient à s’enfuir du foyer familial. Rattrapé par son mari, il la passe à tabac en pleine rue jusqu’à ce que Fireball (Danny Lee Sau-Yin), un policier n’intervienne.

Fortement inspiré par Les Nuits avec mon ennemi (1991) de Joseph Ruben, Love to Kill place au centre de son récit les violences domestiques, dont le viol conjugal. A noter que tout ceci est traité au premier degré. Billy Chung livre donc des scènes dures et chocs qui en interpelleront plus d’un. Ici, Anthony Wong interprète un mari violent et jaloux qui réalise une véritable pression psychologique sur le personnage d’Elizabeth Lee. Il l’agresse verbalement et physiquement. Il la menace aussi. L’échappatoire à cet enfer s’entre-ouvre avec l’entrée en scène du policier campé par Danny Lee. C’est sans compter sur la nature psychotique de Sam qui met tout en œuvre pour retrouver sa femme et son fils. Il s’ensuit alors une guerre mentale où les acteurs seront mis à rude épreuve, notamment aux travers de quelques moments gores.

L’aspect trash de Love to Kill nous rappelle devant quel type de produit on se trouve. Nous sommes bien sur le terrain connu du film d’exploitation tamponné Category 3 qui ne recule devant rien, jusqu’à y voir des scènes à l’humour potache. Ce que cette scène de nettoyage dans l’appartement avec Fireball est déplacée ! Du coup, l’impact du thème, des sujets traités s’en trouvent amoindri. Il y a toujours ce sentiment d’assister à un spectacle Grand Guignol sombre et sanguinolent, même au premier degré. Cet aspect complaisant qui se retrouve dans ces productions déviantes. Sans ça, on appréciera le jeu d’un Anthony Wong, fidèle à lui-même lorsqu’il s’agit de camper les désaxés. Une pensée également pour Elizabeth Lee à la prestation juste. Le seul bémol dans l’acting, nous vient de Danny Lee. Comme souvent il est très moyen, à l’image d’un personnage grossier et sans attrait.

A la fois absurde et malsain, Love to Kill livre le divertissement escompté, celui d’un sous-genre qui aura fait couler le sang et le mauvais goût. Comme souvent, le trauma du psychotique est léger. Et comme souvent, l’auteur recherchera avant tout le voyeurisme à tout autre traitement.

love to kill_peloche

Fiche du film.

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2 réflexions sur “Love to Kill (1993)

  1. Junta dit :

    ah ah en effet j’ai un souvenir de Danny Lee qui traverse le film peinard, alors qu’autour de lui se joue un drame…
    Sinon comme je disais dans ma critique (oui les mecs qui s’auto-citent m’énerve moi aussi ^^) : another classic !

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