Comédie, Ero'/Porn', Fantastique

Sex and Curse (1992)

Protector spirit

Second long-métrage, seconde Category 3 pour Lam Gam-Fung qui signe Sex and Curse (1992), production pour adulte aux nombreux alias.

Charlie (Charlie Cho Cha-Lee) fait la connaissance de Si Wai (Carrie Ng Ka-Lai), une employée de salon de massage. Il tombe éperdument amoureux d’elle. Cette dernière lui raconte alors un épisode passé où elle a été sauvé d’un viol par une entité divine. Alors qu’ils entament une relation amoureuse, Charlie ne peut s’empêcher de succomber aux charmes de jeunes femmes qui le séduisent. Pourtant à chaque fois, une force semble le repousser et une autre l’attirer…

Sex and Curse joue la carte du film fantastique avec fantôme et force spirituelle mais pas que. Taoïsme et corps possédés sont donc de la partie et se perdent dans un softporn qui offre son lot de scènes de nudité et de sexe : douche, threesome, duo lesbien et j’en passe. On notera pour l’occasion que plusieurs actrices donnent de leur personne. Un melting-pot (s’il en est un) hasardeux qui joue donc la multicarte entre situations dramatiques et comiques. Le final va jusqu’à nous offrir un affrontement en one to one entre Charlie Cho et ce brave William Ho Ka-Kui. D’ailleurs, ce climax final à la fois martial et aérien fonctionne plutôt bien, à défaut d’être correctement chorégraphié. L’essentiel étant le plaisir qu’on parvient à trouver. Mais Sex and Curse n’échappe pas aux défauts attenants à ce type de production fait à la va-vite et pour un budget dérisoire. Jeu d’acteur approximatif comme son intrigue. Ne parlons pas de l’arc qui met en scène Kent Tong Jan-Yip en mode touriste avec des scènes de remplissages, essentiellement humoristiques (encore faut-il apprécier ce type d’humour bas du front, bas de la ceinture). Un personnage seulement justifié par le fait qu’on le retrouvera au dénouement final. Et qu’il fallait bien un personnage pour étoffer cette dernière partie. De ce fait, Sex and Curse se mélange aux nombreux Cat. III combo érotique + genre éparse sans réelle inspiration et talent.

En conclusion, Sex and Curse est un « Charlie Cho » de plus. Si l’on est peu enclin au côté sexe de ces entreprises racoleuses, on risque fort de s’ennuyer. Reste la partie liée au fantastique qui se laisse suivre et deux, trois moments humoristiques qui interpellent. Pour autant, on n’en oublie pas devant quel type de film nous sommes.

A noter que le film est également connu comme : Devil Curse, Oman of a Snake Girl et orthographié comme Sex & Curse.

A noter aussi l’emploi du thème musical d’Halloween, La Nuit des masques (1978).

sex and curse_peloche

Fiche du film.

Merci à MalMal (VHS, sans sous-titres)

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2 réflexions sur “Sex and Curse (1992)

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