Action, Drame

Bitter Taste of Blood (1988)

Taste of tea

Mise en scène par Albert Lai Gin-Kwok, Bitter Taste of Blood (1988) est un film d’action qui met en scène un braqueur se mettant au vert.

Après le braquage d’une banque, Hai (Kent Tong Jan-Yip) et ses complices prennent la fuite. Avec l’intervention de la police, la bande s’éclate et se retrouve la nuit tombée. Hai apprend alors à ses complices, dont Chief (Stuart Ong), la tête pensante qu’il a perdue l’argent du braquage qu’il portait avec lui. Pour se refaire, Chief prépare un nouveau braquage auquel Hai refuse de participer. Chief décide de l’éliminer. Dans la confusion, Hai parvient à prendre la fuite. Caché dans une petite bourgade, Hai tente de quitter Hong Kong. En attendant, il fait la connaissance de Babe (Cher Yueng Suet-Yee), une jeune femme qui est la fille de ses voisins, des éleveurs de chevaux et cultivateurs de thé…

Aussi surprenant que cela puisse être, et vis-à-vis de ce que l’on pouvait s’attendre, Bitter Taste of Blood prend à contre-pied le pur actioner qu’il laissait à imaginer. Cette histoire de braqueur fuyant ses complices qui tentent de le retrouver coûte que coûte. Si l’exposition se veut expéditive avec cette scène de braquage rythmé par le bruit des armes à feu, ainsi que cette scène de course-poursuite et celle voyant Hai survivre à ses complices (Phillip Ko Fei aux commandes), Bitter Taste of Blood n’est pas ce drame vendu avec son trop plein d’action. Ici, elle se veut ponctuelle et sobre, à l’image du dénouement final. L’auteur semble plus intéressé par la chronique rurale, loin de la ville. Cette mise au vert forcée au milieu des plantations de thé et l’élevage de chevaux qui redéfinit la nature de Hai jusqu’alors distant. L’auteur, toujours est aussi plus intéressé à développer cette romance dans cette bulle qui semble loin de tout. Son personnage principal est tiraillé entre son envie de fuir la mort (qui rode) et celle de partager un amour naissant avec le personnage féminin, son alter égo qui rend visite à ses parents, elle devenue également une fille de la ville. L’atmosphère qui en découle est prenante. A mesure que l’amour se renforce entre Hai et Babe qui assume mal ce nom, et préférant que l’on appelle Bonnie, l’envie de vengeance de Chief s’accroit, traquant sans relâche son ancien complice quitte à tout perdre. Ainsi, la police aiguillée vers les braqueurs vient également à les traquer en minant leur rang. Le règlement de compte final quant à lui, sans être explosif mais dans une veine plus réaliste renverra aux conditions violentes des personnages.

Bitter Taste of Blood est loin d’être un grand film et il pourrait agacer tant il ne livre pas ce spectacle qu’on pouvait tant attendre. S’il n’est pas un grand film, il adopte tout de même une approche louable et intéressante, évitant les excès et certaines caricatures de circonstances.

bitter taste of blood_peloche

Fiche du film.

Merci à Supavince (VCD)

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2 réflexions sur “Bitter Taste of Blood (1988)

  1. C’est cette approche différente qui fait qu’on s’en souviendra encore, même sans être un grand film, il a au moins le mérite de retenir notre intérêt… Le film est d’ailleurs étrangement proche de The other side of the sea, une version féminine de Bitter taste of blood…

    • Je me doutais qu’il t’avais marqué celui-ci. J’ai pensé à toi en écrivant cette chro’.
      D’ailleurs, je dois avoir du pif parce que je suis allé à Rungis pour voir ce que me proposaient mes grossistes et sachant que tu m’as comme client, bah j’en ai profité pour passer commande.😉

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