Drame

Torrid Wave (1982)

Call-girls

Unique réalisation de l’actrice Meg Lam Kin-Ming, Torrid Wave (1982) commence comme une comédie banale où l’on suit deux jeunes femmes qui vivent d’une certaine forme de prostitution. Elles respirent la femme libérée. Tout au long de ce long-métrage, il s’invite des situations dramatiques dans lesquelles nos deux protagonistes connaîtront des désillusions. On y décèle également des pointes obscures qui vont amener au virage à 180° du film. Un virage que le récit va prendre dans la dernière partie. Nous sommes dès lors plongé dans un pur film d’exploitation où un chauffeur de taxi sous les traits de Kent Cheng Jak-Si va s’illustrer.

Qualifier Torrid Wave de film féministe serait exagéré les traits d’une œuvre qui reflète bel et bien l’aura de femme libre et indépendante. Si les deux femmes que l’on voit à l’écran resplendissent par une liberté économique et une indépendance vis-à-vis des hommes, on y voit une certaine forme d’emprisonnement. Cet emprisonnement c’est celui de leur condition de femme, obligée de vendre leur corps pour vivre. Faussement féministe donc bien qu’il souhaiterait se donner cet envergure. Ce parallèle se conçoit et se fait écho d’une relation lesbienne qui semble s’affranchir du carcan de la société machiste. Pourtant cette relation « contre nature » subit une forme de fatalité qui la condamne. Celle qui trouvera l’amour auprès d’un homme s’en sortira. Quant à celle qui préfèrera sa liberté à défaut de se « ranger » et ainsi fonder une famille, connaîtra une destinée tragique. Bizarrement, ce volte-face moraliste semble remettre chaque personnage à sa place dans cette société de l’époque. La déviance ne semble alors pas permise où seulement jusqu’à un certain point. Œuvre schizophrène, Torrid Wave vogue entre l’envie d’émanciper la condition de la femme (objet) et l’obligation de respecter les règles de vie en société (celles perçues par le plus grand nombre).

Torrid Wave est un œuvre dramatique parfois mélo aux relents de film d’exploitation. L’ensemble s’avère de bonne facture. Sa durée nous évite des scènes superflues et ainsi l’ennui qui aurait pu en découler. On suit dès lors ce récit sans anicroche, servi par un casting correct dans lequel on retrouve Ray Lui Leung-Wai en veuf qui élève sa fille ainsi que Ngaai Dik, un jeune homme qui recherche l’amour. Un film à voir pour sa sensibilité féminine et ce regard rare sur l’homosexualité.

A noter que la version que j’ai vu est censurée. Il semblerait d’après mes sources, en gros les mecs a qui je dois ce film qu’il est peu probable qu’on puisse tomber un jour sur la version « uncut ». Enfin si elle existe, ce qui est peu probable tout de même. Du coup, je m’interroge sur les scènes coupées… dénudées ? Intéressant…

Fiche du film.

Merci à Toto14 et Supavince (VHS)

Par défaut

4 réflexions sur “Torrid Wave (1982)

  1. supavince dit :

    Tu m’as devancé, mais le faite que tu en parles va sûrement accélérer les choses… ^^
    Belle petite chro’ une fois de plus!😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s