Drame

City Girl (1987)

N°23

City Girl (1987) est le film des premières et dernières fois. Ses deux scénaristes n’ont signé que ce film. Son producteur n’a produit que lui. Quant à son réalisateur, David Ho Dai-Wai il livrait là son premier long-métrage avant de conclure sa carrière avec Fatal Passion (1990), un Category 3. Ici, il mettait alors en scène une histoire d’amour fait de haut et de bas, dont son actrice principal, Yung Jing-Jing endossait son dernier rôle sur grand écran.

Cora (Yung Jing-Jing) se fait connaitre en participant à un concours de beauté télévisé. Alors qu’elle est embauchée dans une salle de sport où travaille son amie Amy (Chui Sau-Lai), elle fait la rencontre de Mark (Chin Siu-Ho), un acteur amateur. Tandis que le couple connait des difficultés, Cora se rapproche de Roy (Wan Chi-Keung), un dentiste.

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Action, Drame

My Beloved (1982)

Amour profond, tendres pensées

Il est surprenant de voir le réalisateur de Krazy Kops (1981), Wong Chi aux commandes de ce My Beloved (1982). Surprenant parce que son premier long-métrage était une pure comédie, jamais sérieuse et souvent délirante. Ici, c’est un peu comme s’il réalisait un grand écart puisqu’il nous plonge dans un thriller dramatique teinté de romance sans lendemain.

Candice Yu On-On interprète le rôle d’une jeune femme qui a quitté son Macao natal pour travailler à Hong Kong. Elle y suit et aide des jeunes marginaux, le plus souvent en emprise directe avec la violence de la rue. Lasse d’un mariage qui bat de l’aile, elle quitte son mari et semble vouloir mener une vie dissolue. Elle fait alors la connaissance d’un homme d’affaire (Ko Hung), tout en côtoyant un voyou (Alex Man Chi-Leung) qui vit de petit boulot…

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Comédie, Drame, Triade

Passion 1995 (1995)

Loves stories

Comédie dramatique nous plongeant dans plusieurs histoires d’amours, Passion 1995 (1995) de Clarence Ford est une comédie dramatique où punks, gangsters, monsieur Tout-le-Monde, flics et prostituée se retrouvent…

Dragon (Wong Hei), un voyou et Tina (Christy Chung Lai-Tai), jeune femme excentrique filent le parfait amour. Cette dernière mène une vie mouvementée et croise alors le chemin de Dick (Simon Yam Tat-Wah), débarqué de San Francisco. Il souhaite retrouver sa petite-amie dont il n’a plus de nouvelle. Lorsqu’il se rend à son adresse, il apprend de Gucci (Teresa Mak Ga-Kei) qu’elle n’habite plus là. Désemparé, il la recherche désespérément mais à son insu, il se retrouve impliqué dans une histoire de trafic de drogue qui touche Tina…

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Drame

Women (1985)

Derek vs Bao-Er

Co-écrit par le duo de scénariste que sont Yau-Daai On-Ping et Lai Git, Women (1985) est le premier long-métrage mis en scène par Stanley Kwan Kam-Pang.

Bao-Er (Cora Miao Chien-Jen) souhaite divorcer de Derek (Chow Yun-Fat). En attendant que le divorce soit prononcé, ils prennent tous les deux leur distance. Bao-Er a la garde de leur enfant, Dang Dang (Leung Hoi-Leung). Elle profite de sa nouvelle vie de femme indépendante qu’elle partage avec une bande d’amies. De son côté, Derek entretient une relation avec Sha Niu (Cherie Chung Cho-Hung), une femme bien plus jeune que lui…

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Drame

Just Like Weather (1986)

Un couple

Avec ce troisième long-métrage Just Like Weather (1986), Allen Fong Yuk-Ping remportait pour la troisième fois le prix du meilleur réalisateur au HK Film Award de 1987. A travers cette réalisation qui prend une forme de documentaire fictionnel, l’auteur se met en scène pour nous raconter l’histoire d’un jeune couple.

Chang Hung-lin rêve d’émigrer aux États-Unis alors que Christine, sa petite-amie souhaite rester à Hong Kong. Non sans conflits qui minent le couple, ils se retrouvent bientôt de l’autre côté du Pacifique dans un voyage qui leur permettra de se retrouver…

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Action, Drame

Nomad (1982)

Carnage

Troisième œuvres de Patrick Tam Kar-Ming, Nomad (1982) comme les films précédents de son auteur s’inscrit dans la Nouvelle Vague hongkongaise. Une année faste pour ce mouvement puisque Ann Hui On-Wah signait Boat People, Yim Ho livrait Buddha’s Lock sans oublier le second et dernier film de Cheuk Ang-Tong, Marianna (avec lequel ils partagent ses deux producteurs). Patrick Tam affichait clairement ses influences avec ce film. On y décelait alors son attrait pour la Nouvelle Vague française ainsi que les œuvres d’art & essai nippones. Le cinéaste inscrivait son récit dans le marivaudage de quatre jeunes gens issus de milieux différents et dont leurs existences se voyaient bouleverser avec l’arrivée d’un dissident de l’Armée Rouge japonaise.

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Drame, Epouvante/Horreur

Love Massacre (1981)

Interprétation illitchienne pour délire dillingerien.

Politiquement, Love Massacre (1981) de Patrick Tam Kar-Ming pourrait être une œuvre de cinéma purement républicaine sous fond de révolution. Je parle de cette République issue de la Révolution française. Ce sont trois couleurs qui interpellent et que l’on retrouve tout au long de ce film signé par Patrick Tam : Le bleu, le blanc et le rouge. Lorsqu’on connait les influences du cinéma français sur le cinéaste hongkongais, on peut librement extrapoler ces faits et penser au drapeau tricolore si emblématique. Patrick Tam nous offre à travers ce long-métrage une lettre d’amour à l’Hexagone. Il rend hommage à cette révolution qui mis à bas l’Ancien Régime. Les dualités du triangle amoureux dans Love Massacre font écho à l’Histoire de France. On pourra ainsi y voir le rouge de la Révolution qui gravira ces montagnes de sable, comme obstacle surmonté en tout début de métrage, comme pour caresser au plus près ce ciel bleu républicain. De ce huit clos dans l’appartement aux murs blancs à cette libération par les hauteurs de l’immeuble (le toit, toujours plus proche du ciel bleu), le blanc de la Monarchie sera constamment menacé par le rouge de la Révolution, née en son sein (le blanc qui deviendra petit à petit rouge) et qu’englobe le bleu de la République (voir la façon que Tam s’amuse à reproduire le drapeau tricolore français à plusieurs reprises). La Monarchie saigne, saignée par une Révolution qui l’éclabousse et fera de sa couleur blanche tacheté de rouge, la couleur du linceul qui l’enterrera. Vive la République selon Patrick Tam !

Oh, je sais ce que vous vous dites en lisant ces quelques lignes. Le proprio a perdu la boule. Et c’est sans doute vrai. Et parce que c’est vrai, je vous invite à lire mon AVIS sur MIA.

(à la suite, la peloche du film ainsi que des captures à tendance SPOILER)

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