Epouvante/Horreur, Ero'/Porn'

Diary of a Serial Killer (1995)

Buffalo Bill

Otto Chan Juk-Tiu s’attelait au film de tueur en série avec le bien nommé Diary of a Serial Killer (1995). Par le biais de la voix off, le personnage principal se raconte et narre son épopée meurtrière.

Incarcéré, Lau Shu Biu (Chan Kwok-Bong) profite de l’arrivée d’un nouveau détenu (William Ho Ka-Kui) pour s’épancher sur les actions qui l’ont menées en prison. Il avoue avoir tué des prostituées et relate alors ses crimes mais aussi sa femme (Farini Cheung Yui-Ling), son enfant ainsi que l’arrivée dans sa vie de Jade (Strawberry Yeung Yuk-Mui) dont il tombe amoureux. Mais surtout sa relation singulière avec ces femmes qui vendent leur corps…

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Drame, Ero'/Porn'

Two for the Bed (1992)

Escarpin rouge

Category 3 dramatico-érotique, Two for the Bed (1992) est une petite production dont les rares informations à son sujet sont communiquées par la Hong Kong Film Archive. Tout porte à croire que son réalisateur, Lin Jinfeng serait Lam Gam-Fung. En effet, les sinogrammes chinois présents sur les fiches de films et de cinéastes semblent correspondre.

Sexploitation qui se déroule entre Hong Kong et le Japon, Two for the Bed narre l’histoire d’un homme (Charlie Cho Cha-Lee) et d’une femme (Maria Tung Ling) qui travaillent pour une compagnie et qui se rendent au Pays du Soleil-Levant pour affaire. Sur place, ils font la rencontre de leur contact, un homme qui après chaque appels téléphoniques d’une jeune femme se met en « chasse ». Il séduit, couche avec des femmes portant des escarpins rouges et les assassine…

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Action, Drame, Policier

The Saviour (1980)

Dirty Tom

Connu en France sous le titre La Justice d’un flic, la seconde œuvre cinématographique de Ronny Yu Yan-Tai The Saviour (aka Savior, 1980) est un thriller policier. Elle nous entraine sur une enquête où des prostituées sont retrouvées mortes, tuées par un psychopathe usant d’un couteau. Le rôle principal campé par l’acteur Pai Ying semble grandement inspiré par celui de l’Inspecteur Harry. En effet, on retrouve certaines caractéristiques qui composent le policier fictif états-unien. Il est fort, brutal et à un sens de la justice qui se veut expéditif.

Alors qu’une troisième prostituée est retrouvée assassinée, l’inspecteur Tom de la brigade des homicides est dépêché par son supérieur pour mettre fin au carnage. Ce dernier devra faire équipe avec un nouveau partenaire (Kent Cheng Jak-Si) puisque les précédents ne sont plus de ce monde pour l’épaulé, ou paralysé. Il ne tarde pas à faire la connaissance de l’amie (Gigi Wong Suk-Yee) de l’une des victimes avec laquelle il tisse des liens. Bientôt, il traque la piste d’un jeune homme, Paul (Cheung Kwok-Keung), fils d’un riche homme d’affaire ayant des liens avec la pègre, tout en consacrant du temps à un jeune orphelin…

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Drame

A Day Without Policeman (1993)

Trauma’

Il existe une certaine barbarie dans A Day Without Policeman (1993). Elle existe dans les actes pour garantir le label Cat. III certes mais cette barbarie existe surtout et avant tout dans l’atmosphère moite et malsaine. Elle existe dans les non-dits, le hors champ, l’environnement dans lequel sont plongés les personnages. Cette barbarie s’immisce petit à petit dans notre psyché, contaminée par l’ambiance. Oui cette barbarie n’est pas dans les images (du moins une partie, la plus glauque) comme bon nombre de film. Ici, elle se trouve en nous. De ce fait plus que toute autre film, la lecture de A Day Without Policeman demande une intention toute singulière. Johnny Lee Gwing-Gaai enfante dès lors un Category 3 à placer sur le haut du panier de cette classification devenue label à part entière.

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Drame, Epouvante/Horreur

Bloody Beast (1994)

Dr Jekyll et Mr Hyde

Bloody Beast (1994) de Richard Yeung Kuen est de ces films hongkongais qui créaient une certaine imagerie de la Chine continentale, celle avant la rétrocession. Ces films qui nous montraient les femmes chinoises comme vénale et de petite vertu. Quant aux hommes, ils étaient pour la plupart des sanguinaires, braqueurs notoires. Le cinéma hongkongais n’a jamais caché une certaine xénophobie latente. Une empreinte qui s’est avérée persistance dans les films classés en Category 3, terreaux de tout les excès et de toutes les dérives.

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