Action, Drame, Policier

Born to Be Wild (1995)

Savage

Avec son premier long-métrage, A Day Without Policeman (1993), Johnny Lee Gwing-Gaai avait déjà pu sonder la noirceur de l’âme humaine, notamment en traitant de la folie. Un thème qu’il reprenait pour son troisième long, le drame policier Born to Be Wild (1995).

A Shenzhen, Kei (Chin Ho), champion national de kung-fu gagne sa vie comme instructeur d’art-martiaux pour le compte des forces de l’ordre. Il y partage une forte amitié avec Chi (Frankie Lam Man-Lung), également policier. Les deux hommes font la connaissance de Miu (Farini Cheung Yui-Ling) et Chung Ching (Lee Lei) dont ils tombent amoureux. Pourtant lors d’une enquête anodine, ils découvrent que leurs petite-amies travaillent comme hôtesses de bar. Se sentant trahi, Chi préfère mettre un terme à sa relation avec Chung Ching. Quant à Kei, il tente de comprendre mais Miu rompt avec lui. Cette rupture entraine alors une remise en cause de l’instructeur de la police…

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Comédie, Drame, Policier

Taxi Hunter (1993)

Punishment

Drame à l’humour noir, Taxi Hunter (1993) de Herman Yau Lai-To s’inscrit dans le vigilante où un homme part en guerre contre les chauffeurs de taxi…

Commercial dans les assurances, Kin (Anthony Wong Chau-Sang) va bientôt devenir papa. Un soir, tandis que sa femme (Perrie Lai Hoi-San) perd les eaux, il se met en quête d’un taxi. Le chauffeur refuse de les prendre et provoque un accident dans lequel la femme de Kin perd la vie ainsi que leur bébé. Son monde s’effondre et son ami policier, Chung (Yu Rong-Guang) ne parvient à le consoler. Kin décide alors de punir les chauffeurs de taxi qu’il rend responsable du décès de sa femme et de son bébé…

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Drame, Ero'/Porn', Policier

Suburb Murder (1992)

The Beasts

Drame qui s’inspire d’un fait divers de 1985 qui fit grand bruit dans l’ex-enclave britannique, Suburb Murder (1992) met en scène l’interrogatoire du coupable. A travers plusieurs flash-backs, il revient sur les faits qui ont amené à ce meurtre.

Une joggeuse (Lily Lee Lee-Lee) découvre le corps nu et mutilé d’une jeune femme morte, Tracy (Mélanie King). La police ne tarde pas à mettre la main sur Ching Yau Kang (Lam King-Kong) qui se raconte alors à l’officier Kung (Lin Wai-Kin). Il revient sur son enfance et la maltraitance qu’il subissait de son père (Ku Feng) ainsi que l’abandon par sa mère (Ga Ling). Quelques mois avant les faits qui lui sont reprochés alors qu’il partage une colocation avec une bande d’amis impulsifs, il retrouve Chi (Ng Shui-Ting), son ami d’enfance et tombe amoureux de Kitty (Chung Bik-Wing). Un soir, ils se font agresser…

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Drame, Policier

The Secret (1979)

Ménage à trois

Premier long-métrage d’Ann Hui On-Wah qui serait inspiré d’un fait divers, The Secret (1979) est un thriller qui appartient aux origines de la mouvance de la Nouvelle Vague hongkongaise. Il mettait alors en scène l’actrice taïwanaise Sylvia Chang Ai-Chia qui menait une enquête après un double meurtre mystérieux.

Dans une forêt, les corps d’une femme et d’un homme sont trouvés pendus. Très vite, la police suspecte un handicapé mental (Norman Chu Siu-Keung). Une amie de la famille d’un des défunts présumé, Lin Ming (Sylvia Chang) se lance alors dans une investigation qui va l’amener jusqu’à un couvent à Macao…

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Drame, Policier

Sentenced to Hang (1989)

Wolves

Sentenced to Hang (1989) de Taylor Wong Tai-Lo jouit d’une bonne réputation dans l’industrie cinématographie hongkongaise, particulièrement chez une partie des fans. D’une part, parce qu’il est, d’après beaucoup comme le premier film à recevoir une classification Category 3 à sa sortie en salle. D’autre part, parce qu’il s’inspire de faits réels qui prirent place au début des années 60, avec notamment l’exécution à mort par pendaison des kidnappeurs, condamnation à mort abolit en 1966.

Li Wai (Tony Leung Ka-Fai), Ma Yee Charn (Kent Cheng Jak-Si) et Tang Chi King (Elvis Tsui Kam-Kong) sont trois amis d’enfance qui se sont juré fidélité. Ils sont tous de petits employés qui tentent de gagner leur vie tant bien que mal. Alors que Wai est licencié par Wong Kam Shek (Tien Feng), son riche patron, les trois amis décident d’enlever son fils (Stuart Ong) contre une rançon. Les choses tournent mal et ce dernier décède. Sans en informer la famille, les trois amis essayent de récupérer la rançon sans succès. Ils se retrouvent face à des refus catégorique jusqu’à ce qu’ils décident de cibler Wong Kam Shek à son tour…

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Drame, Epouvante/Horreur

Love Massacre (1981)

Interprétation illitchienne pour délire dillingerien.

Politiquement, Love Massacre (1981) de Patrick Tam Kar-Ming pourrait être une œuvre de cinéma purement républicaine sous fond de révolution. Je parle de cette République issue de la Révolution française. Ce sont trois couleurs qui interpellent et que l’on retrouve tout au long de ce film signé par Patrick Tam : Le bleu, le blanc et le rouge. Lorsqu’on connait les influences du cinéma français sur le cinéaste hongkongais, on peut librement extrapoler ces faits et penser au drapeau tricolore si emblématique. Patrick Tam nous offre à travers ce long-métrage une lettre d’amour à l’Hexagone. Il rend hommage à cette révolution qui mis à bas l’Ancien Régime. Les dualités du triangle amoureux dans Love Massacre font écho à l’Histoire de France. On pourra ainsi y voir le rouge de la Révolution qui gravira ces montagnes de sable, comme obstacle surmonté en tout début de métrage, comme pour caresser au plus près ce ciel bleu républicain. De ce huit clos dans l’appartement aux murs blancs à cette libération par les hauteurs de l’immeuble (le toit, toujours plus proche du ciel bleu), le blanc de la Monarchie sera constamment menacé par le rouge de la Révolution, née en son sein (le blanc qui deviendra petit à petit rouge) et qu’englobe le bleu de la République (voir la façon que Tam s’amuse à reproduire le drapeau tricolore français à plusieurs reprises). La Monarchie saigne, saignée par une Révolution qui l’éclabousse et fera de sa couleur blanche tacheté de rouge, la couleur du linceul qui l’enterrera. Vive la République selon Patrick Tam !

Oh, je sais ce que vous vous dites en lisant ces quelques lignes. Le proprio a perdu la boule. Et c’est sans doute vrai. Et parce que c’est vrai, je vous invite à lire mon AVIS sur MIA.

(à la suite, la peloche du film ainsi que des captures à tendance SPOILER)

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