Comédie, Policier

Red Panther (1983)

Doc small pieces

Dernier long-métrage de Kong Lung, Red Panther (1983) est une comédie policière à suspense où un tueur en série aux frappes chirurgicales sévit.

Tandis qu’il assiste à un opéra chinois avec sa mère possessive, l’inspecteur Lei (James Yi Lui) compte une nouvelle victime. Elle est celle d’un tueur en série qui a la particularité d’anesthésier ses proies avant de les découper. En effet, une fois endormies, leur bourreau réalise des opérations chirurgicales qui les tuent. Poussé par sa hiérarchie qui lui donne une semaine pour clôturer cette affaire, l’inspecteur Lei se met en quête. Malheureusement pour lui, des problèmes hémorroïdaux l’empêchent d’être à 100%, aussi bien au niveau de son travail que la relation qu’il entretient avec Margret (Margaret Lee Din-Long), sa petite-amie infirmière…

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Action, Drame, Fantastique

The Butterfly Murders (1979)

DNA

Premier long-métrage de Tsui Hark qui s’inscrit dans les premières heures de la Nouvelle Vague hongkongaise, The Butterfly Murders (1979) nous entraine dans un mélange des genres détonant, entre wu xia pian, enquête policière et passages horrifiques.

En Chine, à une lointaine époque, Fong (Lau Siu-Ming), un écrivain nous raconte les guerres que se livrent des clans. Après des années de lutte, il s’intéresse aux assauts répétés de papillons assoiffés de sang qui provoquent toute une série de meurtres. En quête de vérité, Fong, épaulé de personnes rencontrées sur sa route se rend dans le château d’un grand seigneur qu’il soupçonne…

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Action, Drame

Island of Fire (1990)

Destins croisés

Chu Yen-Ping réalise avec Island of Fire (1990) un film d’action parsemé de combats martiaux dans et sur l’univers carcéral. Il réunit surtout quatre pointures de l’industrie cinématographique hongkongaise pour interpréter quatre personnages qui n’ont rien à voir les uns avec les autres, si ce n’est un lieu : la prison. Du coup, ce lieu devient à son tour un personnage principal à part entière où Tony Leung Ka-Fai, Sammo Hung Kam-Bo, Jackie Chan et Andy Lau Tak-Wah l’arpentent, mené chacun par une motivation personnelle.

Island of Fire, bien avant Oz aux États-Unis (série TV de 6 saisons) multiplie les personnages et leurs histoires propres, ne réunissant véritablement ses protagonistes principaux qu’en toute fin de film. Le récit s’arrête sur l’un, rebondit sur l’autre, les fait se croiser, raconte leur vie d’incarcéré comme une éternelle passation de témoin jusqu’au dénouement final. On y croise aussi un Jimmy Wang Yu (également producteur) charismatique en vieux chef de prison défiant l’autorité carcérale. Sans oublier le génial Jack Kao Kuo-Hsin (Full Alert, 1997) dans le rôle d’une terreur qui est épaulé par un monsieur muscle.

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Drame, Epouvante/Horreur

Love Massacre (1981)

Interprétation illitchienne pour délire dillingerien.

Politiquement, Love Massacre (1981) de Patrick Tam Kar-Ming pourrait être une œuvre de cinéma purement républicaine sous fond de révolution. Je parle de cette République issue de la Révolution française. Ce sont trois couleurs qui interpellent et que l’on retrouve tout au long de ce film signé par Patrick Tam : Le bleu, le blanc et le rouge. Lorsqu’on connait les influences du cinéma français sur le cinéaste hongkongais, on peut librement extrapoler ces faits et penser au drapeau tricolore si emblématique. Patrick Tam nous offre à travers ce long-métrage une lettre d’amour à l’Hexagone. Il rend hommage à cette révolution qui mis à bas l’Ancien Régime. Les dualités du triangle amoureux dans Love Massacre font écho à l’Histoire de France. On pourra ainsi y voir le rouge de la Révolution qui gravira ces montagnes de sable, comme obstacle surmonté en tout début de métrage, comme pour caresser au plus près ce ciel bleu républicain. De ce huit clos dans l’appartement aux murs blancs à cette libération par les hauteurs de l’immeuble (le toit, toujours plus proche du ciel bleu), le blanc de la Monarchie sera constamment menacé par le rouge de la Révolution, née en son sein (le blanc qui deviendra petit à petit rouge) et qu’englobe le bleu de la République (voir la façon que Tam s’amuse à reproduire le drapeau tricolore français à plusieurs reprises). La Monarchie saigne, saignée par une Révolution qui l’éclabousse et fera de sa couleur blanche tacheté de rouge, la couleur du linceul qui l’enterrera. Vive la République selon Patrick Tam !

Oh, je sais ce que vous vous dites en lisant ces quelques lignes. Le proprio a perdu la boule. Et c’est sans doute vrai. Et parce que c’est vrai, je vous invite à lire mon AVIS sur MIA.

(à la suite, la peloche du film ainsi que des captures à tendance SPOILER)

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