Action, Drame

Nomad (1982)

Carnage

Troisième œuvres de Patrick Tam Kar-Ming, Nomad (1982) comme les films précédents de son auteur s’inscrit dans la Nouvelle Vague hongkongaise. Une année faste pour ce mouvement puisque Ann Hui On-Wah signait Boat People, Yim Ho livrait Buddha’s Lock sans oublier le second et dernier film de Cheuk Ang-Tong, Marianna (avec lequel ils partagent ses deux producteurs). Patrick Tam affichait clairement ses influences avec ce film. On y décelait alors son attrait pour la Nouvelle Vague française ainsi que les œuvres d’art & essai nippones. Le cinéaste inscrivait son récit dans le marivaudage de quatre jeunes gens issus de milieux différents et dont leurs existences se voyaient bouleverser avec l’arrivée d’un dissident de l’Armée Rouge japonaise.

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Drame, Epouvante/Horreur

Love Massacre (1981)

Interprétation illitchienne pour délire dillingerien.

Politiquement, Love Massacre (1981) de Patrick Tam Kar-Ming pourrait être une œuvre de cinéma purement républicaine sous fond de révolution. Je parle de cette République issue de la Révolution française. Ce sont trois couleurs qui interpellent et que l’on retrouve tout au long de ce film signé par Patrick Tam : Le bleu, le blanc et le rouge. Lorsqu’on connait les influences du cinéma français sur le cinéaste hongkongais, on peut librement extrapoler ces faits et penser au drapeau tricolore si emblématique. Patrick Tam nous offre à travers ce long-métrage une lettre d’amour à l’Hexagone. Il rend hommage à cette révolution qui mis à bas l’Ancien Régime. Les dualités du triangle amoureux dans Love Massacre font écho à l’Histoire de France. On pourra ainsi y voir le rouge de la Révolution qui gravira ces montagnes de sable, comme obstacle surmonté en tout début de métrage, comme pour caresser au plus près ce ciel bleu républicain. De ce huit clos dans l’appartement aux murs blancs à cette libération par les hauteurs de l’immeuble (le toit, toujours plus proche du ciel bleu), le blanc de la Monarchie sera constamment menacé par le rouge de la Révolution, née en son sein (le blanc qui deviendra petit à petit rouge) et qu’englobe le bleu de la République (voir la façon que Tam s’amuse à reproduire le drapeau tricolore français à plusieurs reprises). La Monarchie saigne, saignée par une Révolution qui l’éclabousse et fera de sa couleur blanche tacheté de rouge, la couleur du linceul qui l’enterrera. Vive la République selon Patrick Tam !

Oh, je sais ce que vous vous dites en lisant ces quelques lignes. Le proprio a perdu la boule. Et c’est sans doute vrai. Et parce que c’est vrai, je vous invite à lire mon AVIS sur MIA.

(à la suite, la peloche du film ainsi que des captures à tendance SPOILER)

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Comédie

Truant Hero (1992)

Back To School

Bienvenue dans le monde merveilleux de Wong Jing, l’un des producteurs les plus contreversé de l’industrie cinématographique de Hong Kong. L’homme aux multi-casquettes qui divise tant nous offre ici une nouvelle comédie dont il a le secret. Il produit et réalise Truant Hero (ou Heroes, 1992) qui met en scène l’inspecteur Hou Shui Ken (Alfred Cheung Kin-Ting). Ce dernier doit infiltrer une école en se faisant passer pour un professeur. Il a pour mission de retrouver Little Doggy, le fils d’un membre de triade taïwanaise. Amour, action et humour (parfois potache) sont au rendez-vous de cette production qui réunie Chingmy Yau Suk-Ching, Sharla Cheung Man, Ng Man-Tat ou encore Michael Chan Wai-Man en ex-membre de triade obligé d’endosser le costume d’un professeur de mathématique. On n’oubliera pas non plus la présence de Aaron Kwok Fu-Sing en élève « turbulent » à la cool attitude prononcée.

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Drame

Torrid Wave (1982)

Call-girls

Unique réalisation de l’actrice Meg Lam Kin-Ming, Torrid Wave (1982) commence comme une comédie banale où l’on suit deux jeunes femmes qui vivent d’une certaine forme de prostitution. Elles respirent la femme libérée. Tout au long de ce long-métrage, il s’invite des situations dramatiques dans lesquelles nos deux protagonistes connaîtront des désillusions. On y décèle également des pointes obscures qui vont amener au virage à 180° du film. Un virage que le récit va prendre dans la dernière partie. Nous sommes dès lors plongé dans un pur film d’exploitation où un chauffeur de taxi sous les traits de Kent Cheng Jak-Si va s’illustrer.

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