Action, Drame

Black Cat II (1992)

Nikita return

Suite d’un film d’action qui était un remake non-avoué de Nikita (1990) de Luc Besson, Black Cat II (1992) de Stephen Shin Gei-Yin (à nouveau) mettait (à nouveau) en scène la troublante Jade Leung Chang.

Récupéré par la CIA qui envisage de faire d’elle une arme absolue, Erica (Jade Leung) est opérée. On lui implante une puce censée lui donner des aptitudes surhumaines. Parallèlement, un groupuscule anti-Eltsine tente de faire assassiner le président russe. Les assassins ont la particularité d’avoir ingérés des matières radioactives qui font d’eux des surhommes. Alors qu’Erica n’est pas encore opérationnelle, elle est envoyée en mission par les autorités américaines. Avec l’appui de Robin (Robin Shou Wan-Bo), elle doit éliminer les tueurs anti-Eltsine…

Black Cat II reste dans une veine « actioner de série B ». La suite surpasse l’opus précédant en action, c’est un fait. On a le droit à plusieurs gunfights et combats pieds/poings, notamment dans un chalet et des pentes enneigés ainsi que dans une usine ou une piste d’avion. Les capacités d’Erica sont ici développées à un point où nous ne sommes plus en présence d’un être humain mais bel et bien d’une machine. C’est assez déstabilisant puisque cet aspect gomme toute empathie et conserve une certaine distanciation tout du long. On a le sentiment bizarre de ne plus voir une Nikita, cette jeune femme fragile entrainée par une organisation secrète pour tuer mais plus d’assister aux agissements d’un ersatz de Terminator. A ce propos la scène du meurtre froid d’une grand-mère est éloquente. On a alors une jeune femme qui n’en est plus vraiment une, du moins à l’intérieur. Elle est un individu impassible et mutique… comme une machine. Du coup, ce que l’on gagne avec ce Black Cat II : l’action, on le perd dans l’approche humaine : l’actrice/personnage. Jade Leung n’est plus cette actrice qui transcende la pellicule par son interprétation et qui offrait alors un panel de jeu plutôt diversifié. Son jeu est ici monocorde, sans expression. Ce qui ne lui permet de briller, si ce n’est par sa présence physique qui renvoi à la beauté de la jeune femme. Si l’on ne s’attarde pas sur cet aspect, Black Cat II est tout de même de ces productions qui font le spectacle tout en étant absurde. Sachant que dans le cinéma HK, l’absurde comme celui-ci fait partie du spectacle. Nous ne sommes donc pas dans un univers réaliste (il ne s’en approche même pas !), juste dans un comic en live. A part ça, la réalisation de Stephen Shin reste sans éclat, assurant le minimum syndical.

Black Cat II est un délire filmique qui sera loin de combler les attentes de tout à chacun. Pour l’apprécier (au moins un peu), il faudra le voir comme il est : une bisserie, rien qu’une bisserie…

A noter que le film est également connu comme The Assassination of President Yeltsin.

black cat 2_peloche

Fiche du film.

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