Drame, Ero'/Porn'

The Sichuan Concubines (1994)

The Ship of the Black Castle opium

Pour son avant-dernier long-métrage, Ho Fan offrait avec The Sichuan Concubines (1994) un Category 3 érotico-dramatique aux teintes oniriques.

En Chine, dans les années 20 et 30, dans un village reculé qui vit essentiellement de la culture du pavot le maître des lieux, Tsao (John Tai Yu-Ching) doit faire avec une pauvreté galopante, engendrant famine et exode d’une part de la population. De plus, Tsao ne pouvant avoir de descendance fait appel à Mao (Ng Naam-Yiu), un joueur de trompette chinoise…

Chantre de l’érotisme esthétique quasi-hypnotique, Ho Fan ne dérogeait pas à ses règles établit avec The Sichuan Concubines. Une chose frappe d’emblée. Ce sont ces cadres travaillés et cette photographie stylisée. Il en ressort un métrage arty jouant sur des ambiances impalpables, espèces de temps-morts étrange à la fois irréels et mortifères. Les plans qui se succèdent se marient aisément à l’environnement dépeint. Un village vivant de la culture du pavot où l’opium semble s’accaparer des habitants, véritable zombis se laissant mourir à petit feu. Renforcé par une structure non-linéaire, cette œuvre de Ho Fan se veut pesante et dérangeante. L’atmosphère sombre contamine. Les thèmes s’entrechoquent : solitude, croyance, importance de la filiation, époque faste révolue tombée en pleine déchéance, décadence aussi.

The Sichuan Concubines livre alors un récit enivrant dans une veine auteurisante. La musique employée joue habilement de ses effets pour renforcer l’atmosphère générale. C’est notamment le cas dans les incursions dénudées. En parlant de cet aspect-là, elles ne sont pas légions mais il y en a assez pour justement classer le film en Cat. III. Scène d’amour ou de viol ainsi que des scènes topless font que The Sichuan Concubines suinte l’érotisme à chaque instant. Soulignons aussi l’aptitude dont fait preuve Ho Fan dans cette façon de rendre ses actrices si belles. Mais voilà, s’il en ressort de nombreuses qualités le métrage souffre également de petits défauts, notamment un. Cette faute de goût lors d’un passage clipesque canto-pop. Très franchement, ce passage désamorce l’ambiance ainsi que la tension qui prévalait alors.

On ne peut ne pas penser aux œuvres de Wong Kar-Wai avec The Sichuan Concubines. Ho Fan pourrait être son pendant érotique. En tout cas, s’il n’en a pas tout à fait le talent, il exerce un style propre et réfléchit. Un style qui interpelle et envoûte, à défaut de pleinement réussir ses entreprises.

the sichuan concubines_peloche

Fiche du film.

Merci à Margy (VCD)

Carton du début…

the sichuan concubines_carton début_peloche

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