Drame, Ero'/Porn', Policier

Erotic Journey (1993)

Fatal vacation

One shot d’un cinéaste qui n’aura plus fait parler de lui par la suite, Erotic Journey (1993) est le fait de Lau Hok-Fung (serait-ce un prête-nom ou bien l’alias d’un professionnel de l’industrie ?). Comme son titre l’indique, nous sommes en présence d’un film érotique certifié Category 3.

Lily (Chan Wing-Chi) retrouve ses amies Mei-Mei et Hwa-Hwa. Elles s’envolent pour la Thaïlande où elles comptent passer leur vacance. Sur place, elles ne tardent pas à être embêtée par une bande de malotrus. Arrive alors trois jeunes hommes qui les sortent de ce guêpier. Après avoir passé la nuit ensemble, l’un d’eux apporte un sac remplit de drogue. Il oblige les filles à le cacher dans leur chambre d’hôtel. Et lors d’une transaction qui tourne mal entre les trois trafiquants et Wu (Dick Wei), un caïd nos trois jeunes femmes qui se promènent sont embarquées par la police. Elles se retrouvent alors détenues dans une prison dans la jungle…

Drame softcore, Erotic Journey est de ces Cat. III à petit budget, sans réel talent et exécuté en peu de temps. On image la petite production qui table sur des rentrées d’argent rapide, apostrophant le chaland avec ses demoiselles dans le plus simple appareil. A partir de là, il est rare d’avoir une certaine qualité aussi bien scénaristiquement parlant que dans la mise en scène. L’histoire est souvent prétexte à faire étalage de l’érotisme. Et de ce côté-là, l’amateur ne sera pas déçu. Il y a un nombre conséquent de scènes de sexe (comme de lieux). Par contre, leur mise en scène laisse à désirer, sans doute dû aux contraintes. On soulignera tout au plus le fait que ce film de vacance, où la libido (très accrue chez les jeunes femmes présentent à l’écran) s’offre à des inconnus tombe dans le film de prison pour femmes avec son lot de viols (de très mauvais goût), avec en filigrane une intrigue liée à des trafiquants de drogue. Notons que le directeur de cette geôle, presque mysophobe n’est autre que Melvin Wong Gam-San. Sacré Melvin, à se demander ce qu’il fait là, comme Dick Wei d’ailleurs. Sans doute venu donner (et prendre) un peu de cachet à cette production qui en manque tellement.

Sexploitation sans envergure, Erotic Journey peine à narrer une histoire qui capte, tombant souvent dans le ridicule et l’affligeant. Reste alors la délocalisation dans une prison dans la jungle et ses alentours verdoyants, ça change dirons-nous. Même si, ce dernier point rappellera sans doute aux connaisseurs d’autres films d’exploitations.

erotic journey_peloche

Fiche du film.

Merci à alloc

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