Drame, Ero'/Porn'

The Sinful Adulteress (1974)

Le piège

Tout d’abord, je me suis toujours demandé si The Sinful Adulteress (1974) de Ho Meng-Hua n’était pas un remake, celui de The Adulteress (1963), film qu’il co-réalisait alors avec Li Han-Hsiang. Un parallèle est peut-être à chercher mais n’ayant pas vu ce dernier se sera pour plus tard. En attendant, parlons de cette production pour adulte à la sauce Shaw Brothers…

Mariée à un riche homme d’affaire plus âgé qu’elle, Meina (Chen Ping, aux multiples perruques) souffre en silence. En effet, son mari, Bocheng (Wang Hsieh) ne parvient à la satisfaire sexuellement. Il est atteint d’une forme d’impuissance qui s’avère même dangereuse pour sa santé. Dans le domaine familial, Meina ne tarde pas à faire la connaissance de Zhiqiang (Richard Chan Chun), un nouvel employé. Obnubilée par son physique, la jeune femme tombe dans ses bras avant de se rétracter. Peu après, elle découvre que sa belle-fille, Shanshan (Lau Wai-Ling) a une liaison avec lui…

The Sinful Adulteress commence comme un banal drame amoureux que l’on pourrait qualifier d’érotique pour les quelques corps dénudés qui s’affichent (scènes de chambre et une de douche). Précisons tout de même que l’ensemble est soft, propre aux productions « rose » shaw brotheriennes. Puis, il se mue en une espèce de thriller avant de livrer un passage comique grotesque dans sa forme qui se conclue inexorablement vers la tragédie pure. C’est ainsi que Ho Meng-Hua nous offre une ponctuation qui sent la poudre avec l’entrée en scène de la police. En effet, en pleine chasse à l’homme, l’un des protagonistes livrera une bataille armée aux forces de l’ordre.

Avant cela, The Sinful Adulteress narre donc l’histoire de Meina, femme désespérée, troublée par la venue d’un jeune homme sur lequel elle projette ses fantasmes. Une histoire d’adultère comme le cinéma sait en conter. Si l’on croit au départ aux sentiments sincères de Zhiqianq, on découvre très vite qu’il cache bien son jeu. Ainsi, il fait tout pour séduire Meina comme il n’hésite pas à coucher avec la belle-fille de cette dernière. On s’interpelle alors sur ses motivations jusqu’à ce que ce mélodrame amoureux prenne un virage inattendu : un meurtre. De façon très classique dans sa démarche scénaristique, un acte immoral (l’adultère) conduit à des évènements tragiques.

Ainsi, The Sinful Adulteress plonge une femme dans la tourmente. A la fois prisonnière de sa situation mais avant tout amoureuse, Meina est cette femme, manipulé par Zhiqiang qui se moque ouvertement de son mari. Ho Meng-Hua prend soin d’en faire une demi-victime que l’amour aveugle. A l’image de Bocheng, victime d’un accident. Le danger se profile alors. Le cheminement qui tourne autour de l’héritage de Bocheng nous amène à la découverte de la supercherie. Jusqu’alors l’auteur aura préservé une certaine tension ainsi qu’un certain suspense sur l’issue.

Plus connu pour ses films en costume, Ho Meng-Hua fait de The Sinful Adulteress un honnête drame dénudé. Pas un grand film, c’est un fait mais on sent cette patte propre aux artisans de talents.

the sinfull adulteress_peloche

Fiche du film.

Merci à Kenzumi (VCD)

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