Action, Comédie, Drame, Triade

Angel of the Road (1993)

Rodéo

Produit et réalisé par Barry Chung Man-Keung, il livrait avec Angel of the road (1993) son unique long-métrage qui prenait les traits d’une comédie dramatique destinée à la jeunesse. Il y employait Max Mok Siu-Chung comme un jeune rebelle au t-shirt Fido et au volant de son van.

Ming (Max Mok) et ses amis vivent de petits boulots tout en s’adonnant à leur passion pour les rodéos le soir tombé. Alors qu’il perd à nouveau son emploi, Ming décide d’investir dans une société de livraison avec ses acolytes. Chez un client, il fait la rencontre de la fille du propriétaire (Roy Chiao Hung), Maggie (Rachel Lee Lai-Chun). Cette dernière encore étudiante et vivant un amour platonique avec Tony (Alex To Tak-Wai) fait mine de l’ignorer. Ming ne s’arrête pas là et fait tout pour attirer son attention. Mais alors que sa société de livraison engrange ses premières recettes, un caïd (Alex Fong Chung-Sun) décide de les mettre à l’amende…

Production sur une jeunesse vivant de façon légère et inconsciente, Angel of the road s’inscrit dans un sous-genre (espèce de pendant/fusion hongkongais des seishun-eiga et du taiyozoku du cinéma japonais) qui a enfanté une pléthore de ces histoires : ils sont jeunes, beaux et en marge avec le système. Ils sont des incompris faisant leur vie, des rebelles faisant les idiots, ces individus avec lesquels on s’acoquine à une existence à fleur de peau. On retrouve tout ce qui fait le sel de ces productions où la romance (joliment incarnée par Rachel Lee) s’invite pour être mise à rude épreuve. Max Mok campe ce rôle qu’il a endossé plus d’une fois sous le joug du fatalisme, lui dont le père de cette fiction (Chen Kuan-Tai pour le caméo), accro à l’alcool et ancien pilote qui a perdu une jambe lors d’un accident végète. Ming s’échappe alors de son cocon familial avec le frisson de la vitesse. Il vit sans penser au lendemain jusqu’à ce se responsabiliser enfin avec cette société de livraison qui attire les ennuis. A partir de là, lui et les siens devront affronter des voyous qui en voudront plus d’une fois à leur existence, tout en s’attaquant à leurs proches, comme une parabole sur la vie qui montre que rien n’est jamais acquis.

Angel of the road se montre comme une production sur la jeunesse d’une forme classique. Elle gère avec habilité aussi bien les parties dramatiques que celles dédiées aux comiques. Un divertissement qui doit beaucoup à ces jeunes acteurs au tempérament exalté.

angel of the road_peloche

Fiche du film.

Merci à Supavince (VCD)

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