Action, Aventure

King of the Sea (1994)

Pirates

Unique long-métrage de Cheung Gwok-Ching, King of the Sea (1994) est un film d’aventure mettant en scène de « gentils pirates ».

Après le naufrage d’une petite embarcation, un jeune garçon est recueilli par le chef d’une bande de pirates. Devenu adulte, Bo Chi (Conan Lee Yuen-Ba) qui s’est entrainé dur participe à l’effort de guerre. Avec son frère d’arme, Po Ta (Ken Lo Wai-Kwong) et l’ensemble des pirates, il s’attaque aux navires britanniques faisant commerce d’opium en Chine et ainsi redistribue les richesses aux plus pauvres…

King of the Sea, ce serait le Once Upon a Time in China (1991) de Tsui Hark mais du pauvre (voir la scène du générique du début pour la référence). Ou du moins, sans la classe attenante au talent de son auteur. Cheung Gwok-Ching est un cinéaste limité aussi bardé d’envie qu’il a, ou veut avoir dans cette ambition de dépeindre une histoire de pirates avec tout ce que cela incombe. Parce que des moyens, il en a, un peu, pas beaucoup certes et cela se ressent un peu beaucoup mais quand même. Au-delà de ça, ce qui est malheureux pour lui et son entreprise, c’est le côté technique qui est à la peine. Il y avait une certaine générosité enfantine à tenter de nous raconter ce récit ancré historiquement, celui d’un gamin recueilli par des pirates et son parcours jusqu’à l’âge adulte où il dirige son clan de hors-la-loi. Les combats pieds/poings ou avec armes sont assez nombreux pour garder un rythme soutenu, mais les chorégraphies peinent justement à rendre cette action émoustillante, tout comme les intrigues qui n’intéressent pas. Parce que l’on a déjà vu bien mieux ailleurs et parce que c’est aussi bateau que les répliques débitées sans talent. En parlant de talent, si seulement les acteurs donnaient un peu de leur personne ?! L’endive Conan Lee traine cette masse athlétique parfaite pour le combat, c’est certain mais quand est-il de son jeu catastrophique, lui qui campe le rôle principal ? C’est à l’image des gweilos, où il est difficile de faire plus caricatural. En même temps, ils y sont aidés, notamment par leur accoutrement ridicule. Quant à la mise en scène, elle-même ne semble pas assez concernée, c’est dire. Et c’est donc en additionnant tous ces éléments négatifs que King of the Sea passe à côté de son sujet.

King of the Sea nous montre qu’avoir toutes les bonnes intentions du monde ne suffisent pas à livrer un travail de qualité, plus encore lorsqu’on joue la carte nationaliste de façon si grossière.

king of the sea_peloche

Fiche du film.

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