Comédie, Ero'/Porn'

Screwball ’94 (1994)

Jeunesse X

Aaah ce brave James Wong Jim ! Le lubrique Tonton James qui est porté sur la chose. Ce brave Tonton qui te prend sous son aile, et qui t’apprends tout ce qu’il y a à savoir sur la gente féminine. Il s’y connaît le Tonton. Il a prêté plus d’une fois sa bonhomie pour parler du sexe et des femmes, des femmes et des parties fines. Il en va de même dans ce  Screwball ’94 (1994), une comédie érotique mise en scène par l’un des Monsieur Cat. III, j’ai nommé Otto Chan Juk-Tiu.

Dans la Chine impériale, Tonton James qui campe Tong Shi-Yi est un illustre homme de sexe. Il couche avec la femme d’un prêtre taoïste qui se venge en le faisant tuer et en enfermant son âme dans un pot de chambre. Dans le Hong Kong d’aujourd’hui (enfin celui de 94), Lee Pan Fei (Ricky Ho Pui-Tung) est un étudiant porté par ses pulsions sexuelles. Chaque nuit, il souille ses draps en rêvant de ses camarades de classe au féminin. En nettoyant un pot de chambre de collection appartenant à ses parents et souillé par l’un de ses amis, Lee Pan Fei libère le fantôme de Tonton James. Pour le remercier, Tong Shi-Yi lui accorde la réalisation de certains de ses vœux, mais il se retrouve très vite à devoir sauver sa descendance pour être « correctement » réincarné…

Screwball ’94 est une comédie adolescente fort sympathique. On la doit notamment au personnage polisson interprété par James Wong mais également à cette jeunesse dépeinte. Des garçons affolés par leurs testostérones et des jeunes filles coriaces qui n’hésitent pas à mettre la pression. Sans que l’on s’ennuie, les gags tendance stupides s’enchaînent pour notre plus grand plaisir. On sourit, on rigole et on apprécie ces personnages qui se démènent autour de la question. On pense notamment à ces deux frères complètements obsédés. Un teen movie pour adulte qui captera les grands enfants que nous sommes, et ce, dans la nudité exposée et son humour parfois hilarant. Aaah, ces fameuses pilules qui donnent envie de sucer tout objet phallique. Un grand défouloir qui affiche tout de même quelques petits bémols sur les discours tenus. En particulier celui sur le préservatif lors d’un cours. Grace, le personnage de Dianna Wan Zi-Lin met en avant sa nécessité dans les rapports sexuels. Elle est alors contredite par notre personnage principal, Lee Pan Fei qui expose des contre-arguments. Autant dire un discours dangereux lorsqu’on pense aux maladies sexuellement transmissibles. Et un discours qui prime d’autant plus dans une société patriarcale parce que tenu ici par un garçon. Et c’est bien du premier degré, si des fois on pouvait se laisser à penser le contraire. C’est limite donc, au même titre que les allusions faites sur le sexe et l’amour. Sur quoi, je rebondirais sur la fameuse phrase du film qui tue : Sex without love is criminal Karma.

Screwball ’94 est un Category 3 fun. Un film techniquement correct et avec lequel on prend du bon temps. Et dans lequel on préférera zapper ces instants à la morale douteuse.

screwball 94_peloche

Fiche du film.

Merci à bantu (DVD)

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