Drame, Epouvante/Horreur, Fantastique

The Bedevilled (1975)

Justice

Morceau d’horreur fantastique produit par la Golden Harvest, The Bedevilled (1975) de Lo Wei, également scénariste est un film en costume. On y retrouve l’actrice japonaise Ike Reiko qui jouit d’une petite réputation au Pays du Soleil Levant notamment pour ses Pinku eiga.

Dans un village reculé, le fils d’une famille influente viole Cheng Niang (Ike Reiko), la femme d’un tenancier, Tseng Chia Chu (James Tin Jun). Ce dernier découvre le corps sans vie du violeur dans sa propre chambre, sans trace de sa femme. Il est alors arrêté et passe en jugement. Le magistrat Tang (O Chun-Hung) qui a des soucis d’argent le condamne à mort sous la pression de la famille influente. Alors qu’il est pris de remords, Tsang doit faire face au fantôme de Tseng…

S’ouvrant sur un viol qui a des conséquences désastreuses pour la victime et sa famille, The Bedevilled joue la carte du drame réaliste qui se transforme rapidement en un film d’horreur s’ancrant dans le surnaturel. Ce pseudo-rape and revenge prend alors une dimension de « l’au-delà » en mettant en scène les fantômes des victimes, et ce, tout en jouant sur une certaine ambiguïté. Assiste-t-on réellement au retour de ses esprits vengeurs ? Ou est-ce la culpabilité du magistrat qui engendre la perte des fautifs ? Le film de Lo Wei interroge sur les actes et les conséquences, le mensonge, l’appât du gain, le chantage, la corruption à travers les pots de vin mais surtout cette culpabilité qui nous habite tous, ici celle de juger autrui et d’appliquer une sentence : la condamnation à mort. D’ailleurs, nous ne sommes jamais bien loin d’un plaidoyer contre la peine de mort. Les remords sont donc au cœur de cette production qui offre des passages captivants, sans non plus transcender. On retiendra surtout des acteurs qui campent avec conviction leur rôle respectif. De la beauté fragile d’une Ike Reiko, personnage féminin que tous convoitent ; au jeu tout en nuance d’O Chun-Hung, meurtri par les émotions qui le submergent. On lui pardonnera un passage ou deux, où le surjeu se veut (limite) risible. Sans ça, tout est de facture classique dans cette production, où l’on ose les poitrines dénudées aussi bien dans la réalisation que le scénario.

The Bedevilled est un film de vengeance biaisé qui joue habilement avec le spectateur. Il est un divertissement qui se laisse découvrir et apprécier jusqu’à un certain point.

A noter que cette production Golden Harvest est souvent associée à une co-production avec la compagnie japonaise de la Toei, sans doute le fait de la présence de l’actrice japonaise. Rien ne vient vraiment affirmer ou infirmer la chose.

the bedevilled_peloche

Fiche du film.

Merci à chompy (DVD)

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2 réflexions sur “The Bedevilled (1975)

  1. Martin dit :

    J’avais entendu que la Toei avait aussi (surtout?) envoyé Reiko Ike pour peser dans la negociation des droits japonais d’un Bruce Lee (je sais plus lequel). Reiko qui fait maintenant du porn pour grandmère.

    • Ah ouais ? Ils sont comme ça les jap’ ? Ils envoient l’une de leur actrice fétiche pour les droits d’un film de Bruce Lee ? Intéressante cette info.

      > Reiko qui fait maintenant du porn pour grandmère.

      Naaaan, sérieusement ?! Et sinon, c’est vrai toutes ses histoires datant des seventies qui la concernent, au sujet de trafic de drogue et de jeu illégal ?

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