Action, Aventure, Drame

Mercenaries from Hong Kong (1982)

Men’s band

Tout jeune metteur en scène à qui l’on doit également le scénario, Wong Jing livre avec Mercenaries from Hong Kong (1982) un film d’action qui reprend les poncifs du film de « constitution d’équipe en vue d’une mission suicide… »

Après s’être attaqué à un gang de dealers, Luo Li (Ti Lung) est approché par une riche jeune femme (Candice Yu On-On). Elle lui donne la mission de retrouver l’assassin de son père, un dénommé Naiwen (Phillip Ko Fei) qui se cache au Cambodge. Luo Li se rapproche alors de cinq de ses anciens frères d’armes avec lesquels il constitue une équipe. Ils localisent Naiwen dans un camp de rebelles d’extrême gauche qui est perdu dans la jungle.

Une scène d’ouverture qui rappelle celle de The Club (1981), Les Chiens de guerre (1980) de John Irvin dans un coin de la tête et une version toute personnelle d’un mélange entre Les Douze Salopards (1967) de Robert Aldrich et Les Oies sauvages (1978) d’Andrew V. McLaglen , Mercenaries from Hong Kong endosse les clichés du film de commando en gardant le bon rythme tout du long. Wong Jing sait être généreux en nous offrant de nombreuses scènes d’actions (course-poursuite, fusillades, combats pieds/poings et à l’arme blanche) tout en livrant des pointes humoristiques à l’image de son auteur (le coup du travesti, entre autre). L’atmosphère du film est à la fois sombre et légère. Wong Jing ne lésine pas sur la violence en faisant appel à des situations désespérées. Une noirceur omniprésente pour une histoire somme toute simpliste. La mise en scène est correcte, à l’image de ce qui pouvait se faire au début des années 80 jusque dans l’accoutrement. Il faut les voir nos personnages principaux s’afficher dans des survêtements similaires qui piquent les yeux. Si la chose pouvait avoir du style à l’époque, c’est sacrément ringard de nos jours. Quant aux personnages, justement et par extension au casting, c’est du tout bon. Les personnages de Mercenaries from Hong Kong sont plutôt stéréotypés, c’est un fait. Si ce n’est de voir des hommes au bout du rouleau, pour la plupart vieillissants (à l’image de certains acteurs) qui ont du mal à s’adapter à une vie « normale » et qu’on pourrait qualifier de has-been. On regrettera tout de même que certains personnages soient sous-exploités. Le casting est quant à lui composé de pointure, en plus de ceux cités plus haut on notera la présence de Michael Chan Wai-Man et Lo Lieh.

Mercenaries from Hong Kong est un divertissement qui tient la route, à défaut d’être pleinement réussi de bout en bout. Il se révèlera à nous comme un Heroic bloodshed avant l’heure et un film qui aura inspiré, et rappellera forcément celui de Sammo Hung Kam-Bo : Eastern Condors (1987).

mercenaries from hong kong_peloche

Fiche du film.

Merci à Faringo (DVD)

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