Drame, Ero'/Porn', Policier

The Rapist (1994)

Tuen Mun Rapist

Category 3 signé par Cha Chuen-Yee qui le co-produit également, The Rapist (1994) est un thriller qui nous plonge au milieu d’une enquête policière qui semble s’inspirer d’un fait divers. On suit les frasques d’un violeur de femme (Dickson Lee Ga-Sing) qui sévit dans un même quartier. Une équipe de policiers qui est menée par l’Inspecteur Lau Man-Ching (Chan Kwok-Bong) enquête sans avoir de preuve concrète.

Co-produit et co-écrit par Rico Chung Kai-Cheong, l’un des scénaristes attitré du cinéaste, The Rapist est une histoire banale (sur le traitement) qui se base sur les agissements infâmes d’un violeur. On assiste à ses traques et à ses passages à l’acte, tout en suivant en parallèle l’enquête de policiers qui essayent de mettre un terme à ses agissements. Rien ne nous est épargné : viols, meurtres, corps dénudés des victimes,… The Rapist est à la fois lugubre et gore dans ses démonstrations déviantes. Les agressions sexuelles sont parfois filmées avec une certaine forme d’érotisme. Le procédé n’est pas le plus adéquat et rebute d’une certaine façon. Pourtant, Cha Chuen-Yee sait aussi être extrême. Ainsi, certaines scènes montrent véritablement l’horreur de telles situations. La mise en scène justement est de nature soignée. Il y a des choses intéressantes notamment le choix d’offrir un caractère semi-documentaire à cette fiction. La photographie est également travaillée. Elle offre des plans de la ville, de nuit à la fois belle et dangereuse. Les quelques plans d’immeubles plongés dans l’obscurité de la nuit développent en nous une forme de peur. On angoisse à l’idée de voir ce violeur encore frapper. The Rapist parvient donc à instaurer une atmosphère menaçante bien que la musique employée se fasse trop entendre par moments. Il est captivant de voir comment l’auteur rend ces immeubles sinistres et froids. L’infâme semble se cacher à chaque coin de couloir. Ce lieu de vie se transforme alors en un espace de mort, où personne ne peut entendre vos plaintes. Glaçant. On regrettera tout de même que l’intrigue ne soit pas mieux élaborer ainsi que ses personnages. Ces derniers n’ont pas de véritable profondeur. La psychologie est peu creusée. On ne s’attache donc pas plus que cela aux policiers, et ce n’est pas cette scène de Jenga qui s’invite comme un cheveu sur la soupe qui changera la donne ou bien lorsque l’Inspecteur Lau Man-Ching prend en photo les jambes et petites culottes des résidentes. Une déviance plutôt marrante pour l’autorité qu’il est censé représenter. Plus encore en ce qui concerne le violeur. Là, où l’auteur aurait pu apporter un regard singulier. A la place, on nous offre de la psychologie de comptoir sans grand intérêt.

The Rapist est un thriller à tendance érotique qui se tient. L’enquête policière n’est pas bien folichonne mais elle se laisse suivre. L’ensemble est classique. Il n’y a rien de bien original là-dedans. Quant aux performances des acteurs, elles sont en demi-teintes. On retiendra la mise en scène tout en oubliant vite le jugement de valeur, en toute fin de métrage qui est censé caractériser le violeur.

the rapist_peloche

Fiche du film.

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Une réflexion sur “The Rapist (1994)

  1. Toluene & Datura dit :

    Un de mes CAT III préféré. Il ne m’avait pas fait forte impression la première fois mais j’y suis revenu à de nombreuses occasions. Pourtant des films de viols dans des HLM de banlieue, on peut en trouver des plus explicites.

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