Action, Aventure, Comédie, Fantastique

The Peacock King (1989)

The Key

Premier volet des aventures d’un moine possédant des pouvoirs surnaturels, The Peacock King (1989) de Lam Nai-Choi est une bisserie fantastique où il est question de clé, du Bien et du Mal mais aussi des Enfers. L’action prend place au 20ème siècle bien que les personnages semblent ici d’un autre temps.

Du Tibet à Hong Kong en passant par Tokyo, deux moines (un tibétain et un japonais), Peacock (Yuen Biao) et Lucky Fruit (Hiroshi Mikami) s’associent pour retrouver et protéger Ashura (Gloria Yip Wan-Yee), une jeune vierge des griffes de Raga (Pauline Wong Siu-Fung), une sorcière. Ashura est censée être la clé qui permettra de libérer le Mal des portes de l’Enfer …

Une chose frappe au visionnage de The Peacock King. Il aurait pu être un tout autre film, positivement parlant. Malheureusement un sentiment mitigé reste. Il a un potentiel qui n’est pas toujours exprimé au mieux par Lam Nai-Choi qui livre pour l’occasion une mise en scène qui tient la route. On sent qu’il l’a travaillé et laisse pour le coup de côté l’imprévu et l’explosivité de certaines de ses œuvres connues. On ne peut dire que l’on s’ennuie bien que l’histoire soit l’un des gros points noirs de ce film. On pourrait presque dire qu’elle est sans intérêt, tellement bateau jusque dans le fait qu’elle soit prévisible. On notera notamment les incohérences qui le parsèment et les pauvres rebondissements qui l’animent. Pourtant à côté de cela, The Peacock King se révèle amusant avec des prestations d’acteurs qui valent le coup d’œil. Yuen Biao est sympathique en moine tibétain habillé de ses lunettes de soleil. Il y livre une performance athlétique qui donne à voir entre la séquence de la fête foraine et la seule grosse scène de combat du film, bien rythmée et chorégraphiée. L’acteur y affronte de main de maître une autre pointure des arts-martiaux sous les traits de Gordon Liu Chia-Liu. Ce dernier est notamment aidé d’une horde de tueur armé jusqu’aux dents. Lam Nai-Choi n’oublie pas d’agrémenter son film de moments un peu plus gores qui apparaissent furtivement. Il emploie également des effets spéciaux plutôt réussis pour l’époque, entre son dinosaure déplacé image par image ou bien ces rayons lasers qui donnent la part belle à la magie. Il en ressort tout de même ce sentiment mitigé comme s’il n’y avait de véritable investissement propre de son auteur qui semble traiter les choses en surface et comme si cette histoire n’avait pas de corps parce sans saveur, sans réelle difficulté et donc sans implication de notre part. Il n’en est pas moins un film correct qui se laisse suivre.

Sans être un grand film, The Peacock King s’avère un spectacle sympathique au demeurant, à défaut de transcender.

A noter que le film est connu sous différents titres en anglais : Legend of the Phoenix et Peacock Prince, en japonais sous le titre : Kujaku Oh et en français : La Légende du Phoenix.

Fiche du film.

Merci à Bushwacker (DVD)

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