Action, Comédie, Fantastique, Policier

The Private Eye Blues (1994)

P.I. & E.S.P.

On doit à Eddie Fong Ling-Ching la participation à quelques scénarios de films qui ont fait date dans l’industrie cinématographique hongkongaise. The Beasts (1980), Coolie Killer (1982), Nomad (1982) pour ne citer qu’eux. Sa carrière de réalisateur a eu moins d’écho, et ce, indépendamment du fait qu’il se soit souvent entouré d’acteurs et actrices importants : Pat Ha Man-Jik, Alex Man Chi-Leung (premier long au sein de la Shaw Brothers), Chow Yun-Fat (aussi courte soit sa présence), Anita Mui Yim-Fong, Andy Lau Tak-Wah (dans une fresque historique entre la Chine et le Japon) ou encore Jacky Cheung Hok-Yau dans le film qui nous intéresse ici, The Private Eye Blues (1994), dernière des quatre réalisations d’une carrière de cinéaste commencée dix ans plus tôt.

Un détective privé a pour mission de protéger une jeune chinoise qui s’est enfuie à Hong Kong et qui a la particularité d’avoir des pouvoirs. Plusieurs hommes tentent de mettre la main sur elle…

The Private Eye Blues est un film un peu bizarre. Rien de plus naturel pour un film jouissant d’une telle nationalité, me direz-vous. On ne s’étonne plus de voir se jouer à l’écran un « n’importe quoi » fantaisiste dont découle une certaine forme de sens, propre aux hongkongais. L’histoire est un peu folle et la tournure des évènements, souvent surréalistes l’aient tout autant. On y retrouve des acteurs en roue libre livrant des performances « autres », une spéciale pour la jeune Lee Hiu-Tung bluffante de spontanéité. La mise en scène inventive se caractérise quant à elle comme un objet filmique à rapprocher de l’art & essai. Elle est travaillée (composition), peu orthodoxe (angles) et affiche pour l’occasion un filtre bleu qui donne au film une atmosphère irréelle tout en retranscrivant la psyché de son personnage principal. Le sujet est empreint d’un humour souvent burlesque, décalé voire vaseux qui donne dans l’ironie et le sarcasme, surtout lorsqu’il s’agit de parler (par allusion) de la future rétrocession. Ce film d’Eddie Fong n’échappe pas à quelques lourdeurs qui ternissent ce divertissement au style propre.

Aussi audacieux dans sa forme que son fond, The Private Eye Blues laisse un goût mitigé pendant et après visionnage. Le style visuel n’est pas inintéressant mais l’histoire peine à toujours divertir. Ce « film noir comique » qu’on qualifiera d’étrange offre tout de même de bons moments, sauvé par son côté « pas sérieux pour un sou » mais sans non plus parvenir à emballer de bout en bout.

Fiche du film.

Merci à Muthafukka (DVD)

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