Comédie, Drame, Fantastique

July 13th (1996)

One way

Avec July 13th (1996), Wellson Chin Sing-Wai signait un nouveau film de fantôme comme il avait pu le faire deux ans auparavant avec The Third Full Moon (1994). Il y mettait en scène Lau Ching-Wan et Michael Chow Man-Kin dans la peau de deux policiers faisant face à des esprits. Ici, le réalisateur de Ghostly Vixen (1990) remplace les deux policiers par l’acteur David Wu Dai-Wai (Robotrix, 1991) et la macanaise Michelle Reis (Perfect Girls, 1990). Ces derniers enquêtent sur une affaire de suicide aux circonstances mystérieuses et vont très vite faire appel à Pierre (Dayo Wong Chi-Wah), un ancien flic amnésique qui a perdu la tête…

Clarifions les choses dès à présent, July 13th n’est pas une grande comédie de fantôme. Sans jeu de mot, ce film de Wellson Chin s’avère même fantomatique par certains aspects. Le premier étant des interprétations relativement décevantes tant elles s’avèrent plates. David Wu et Michelle Reis respectivement Alan Kwok et Law Loh sont deux policiers qui ont eu une aventure qui s’est mal terminée. Monsieur s’est comporté en goujat. Par le hasard des choses, ils se retrouvent à travailler ensemble. Le duo ne fonctionne tout bonnement pas. L’humour que tente d’insuffler le réalisateur sur cette relation au milieu de l’enquête est sans saveur. Aucune scène ne fait vraiment mouche et les répliques sont répétées sans âme. On ne parlera pas de notre duo de policier et de la relation avec leur supérieur hiérarchique, relation stéréotypée qui est censée apporter des pointes d’humour qui se révèlent au final bien fades. Quant à Dayo Wong, son personnage n’est qu’un pastiche de rôle tenu par Stephen Chow. On sourit à peine et s’ennuie très vite devant ses pitreries. Reste l’actrice old school Helena Law Lan qui tient la route. On n’en dira pas plus sur son personnage sous peine de divulguer l’intrigue qui n’est déjà pas bien folichonne. L’autre aspect fantomatique de July 13th serait de croire que la musique fait tout à elle seule. L’emploi quasi-permanent de la musique dans ces scènes supposées communiquer une certaine tension n’en cache pas moins un manque flagrant de créativité. Ainsi la mise en scène lambda de Wellson Chin tourne vite à l’insipide et tue toute aura enivrante.

July 13th peine donc à convaincre. Il est pauvre en comédie, évasif sur l’aspect fantastique et sans tension dans l’épouvante. L’histoire n’emballe jamais vraiment, bien que l’idée du livre aux « écrits suicidaires » ne fût pas inintéressante. On assiste dès lors à un spectacle sans entrain dont la série de films Troublesome Night semble avoir ponctionné les défauts.

Fiche du film.

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