Action, Comédie, Drame, Fantastique, Policier

The Blue Jean Monster (1991)

Mort-vivant

Pour sa deuxième réalisation, Ivan Lai Gai-Ming (l’une des figures de la Cat.III) signait The Blue Jean Monster (1991), également connu sous le titre anglais Monster Wore Jeans. Cette production de Chow Jan-Tung qui a produit notamment une poignée de Category 3 dont Story of Ricky (1992) s’inscrit dans la Ghost Comedy. Cette œuvre mélange allégrement comédie légère, action et moment plus sombre dans laquelle un chat et la foudre peuvent être du meilleur effet une fois associés.

Un policier (Shing Fui-On) dont la femme (Pauline Wong Siu-Fong) attend un bébé se fait tuer en tentant d’arrêter des braqueurs de banque. Il revient à la vie miraculeusement et se retrouve sur la trace des braqueurs, dont une partie du butin a été dérobé par une jeune femme (Gloria Yip Wan-Yee)…

Rare ont été les premiers rôles tenus par l’une des tronches du cinéma hongkongais qu’est Shing Fui-On, The Blue Jean Monster est de ceux-là. Il endosse ici le rôle d’un policier qui le change de ces productions où il joue en général le méchant de service. Au-delà de cet état de fait, The Blue Jean Monster interpelle également par son titre totalement délirant à tendance nonsensique. Derrière ce titre qui apostrophe toujours autant, il se cache une production à l’image de ce qu’il pouvait se faire à Hong Kong dans les années 80 et 90. On y retrouve donc des mélanges improbables de genres et par conséquent d’ambiances. Un peu comme si l’on avait besoin de vendre au public plusieurs films en un ou surtout de tenter de le surprendre sans qu’il voie les choses venir. Si l’on n’échappe pas à des scènes parfois poussives, The Blue Jean Monster pourrait se résumer comme un film « dingue » dans lequel Frankenstein aurait enfanté Hulk qui aurait rencontré Terminator. Le délire est posé et on assiste dès lors à un spectacle parfois douteux mais qui assure la qualité de ce genre de série B (voire Z) : son aspect distrayant. Comédie, violence et gore (soft) se confondent alors en une perversité cinématographique. L’action s’y révèle bien menée et le film prend son envol dans sa dernière partie. On s’amusera aussi bien du cabotinage d’un Tse Wai-Kit que du joli minois de Gloria Yip ou bien encore de ces scènes qui tournent autour de la condition physique de Shui Fui-On qui se détériore. On n’oubliera pas non plus la présence de Pauline Wong qui marque fortement comme le meneur des bad guys, l’acteur japonais Jun Kunimura (à la grosse filmographie).

The Blue Jean Monster n’est pas un grand film, c’est le moins que l’on puisse écrire. Pourtant, il y a en lui une générosité qui communique un profond bonheur de cinéphile se fourvoyant dans une forme de mauvais goût décomplexé. Un film qui restera quoi que l’on puisse dire…

On notera pour tout amateur de poitrine opulente la présence dans un caméo d’Amy Yip Ji-Mei en bunny.

Fiche du film.

Merci à Winterheat (DVD)

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3 réflexions sur “The Blue Jean Monster (1991)

    • D’un côté Charlie Cho, de l’autre Lily Lee Lee-Lee… tout un programme. Je me souviens que tu avais déjà fait tourner la vidéo de « Secret Lover » par le passé et j’avais déjà trouvé la chose assez dingue et attirante. ^^ Récemment d’ailleurs, j’émettais un avis sur « Once Upon a Time in Triad Society » du même réal’, Cha Chuen-Yee. Un autre qui a pas mal œuvré dans la Cat.3. Quant à « Secret Lover », j’ai peur d’avoir loupé le coche. Je vais voir avec Junta s’il me prêterait pas main forte…😉

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