Comédie, Drame, Ero'/Porn'

Gigolo and Whore (1991)

« Pioute » : Mode d’emploi

Gigolo and Whore (1991) de Terry Tong Gei-Ming ! Immense ! On n’est pas loin du chef d’œuvre. On n’y est presque mais pas tout à fait. Il aurait sans doute manqué un cadavre dans un coin. Peu importe, passons. Bizarrement, j’ai toujours cru que ce film était un Category 3. Il est vendu tel quel par beaucoup mais il arrive qu’on le voit sans la classification des moins de 18 ans chez d’autres.

Ainsi donc, il faut la voir la toute frêle Carina Lau Ka-Ling, une Mainland qui débarque dans la faune urbaine de HK. Elle est venue retrouver sa cousine qui s’avèrera une prostituée laquelle va lui faire découvrir le monde… de la prostitution (aussi bien féminine que masculine, bon en même temps, il n’y a qu’à lire le titre). Elle sera bientôt pris sous la coupe de Simon « la classe » Yam Tat-Wah, un gigolo de première qui les fait toutes craquer ! Mister Gigolo va alors apprendre à Carina à devenir une whore de chez whore. LA whore. Enfin, ce terme est un peu « too much ». Pas vraiment la whore qui tapine dans les rues, genre à St Denis (Panam, en France), non celle-là c’est plus la call girl qui se tape des gros portefeuilles parce qu’elle est dans une « agence », un peu spéciale.

Oui, Gigolo and Whore est un délice. On y suit donc l’apprentissage d’une nénette issue de sa campagne pauvre qui va faire pleuvoir les billets de banque parce que son « sifu » a su tirer d’elle le meilleur. Un film sympathique dont certaines scènes font sourire et le Terry Tong (Coolie Killer, c’était lui) à la réalisation est loin d’être un branque. Rien que dans les scènes érotiques, il offre une mise en scène plutôt intéressante. De celle qui ouvre le show dans les toilettes d’un pub (il me semble), en passant par le moment intime Lau/Yam fait d’ombre et de lumière jusqu’à celle chez la psy’ où (« Mon Dieu ! Que fait-elle là ?! ») Sophia Crawford, plus connue pour la tatane qui offre à nos yeux son corps svelte et ferme, ambiance boîte disco (par ailleurs).

On n’oubliera pas non plus Alex « Richard Gere » Fong Chung-Sun qui s’offre un petit rôle de millionnaire patibulaire et offrant par la même occasion un clin d’oeil gros comme ça à Pretty Woman (l’original US et non HK). Il n’empêche que Gigolo and Whore coiffe au poteau ledit film. La morale ? On s’en fiche. L’argent, c’est le nerf de la guerre en somme. L’amour, on s’en fiche. La prostitution de luxe, c’est classe puisqu’on roule en Porsche. Celle de la rue, c’est pas classe et surtout ce n’est pas le propos, passe ton chemin. On parle de classe ici, la grande, la vraie. OK ! Stop ! C’est parfois limite, je concède. Il n’empêche ! Ça reste un film qui donne comme il se doit et ce durant deux bonnes parties du film mais qui s’avère malheureusement moins digne d’intérêt dans sa dernière.

Fiche du film.

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