Ero'/Porn'

Seven Sexual Maniacs (1994)

Maison de fou

Rien à se mettre sous la dent devant ce piètre Seven Sexual Maniacs (1994). Pourtant cette comédie érotique signée par Law Kei (The Rats, 1973) pouvait donner à voir. Il y a un casting qui intriguait et poussait d’une certaine façon à la curiosité de tout amateur des films hongkongais (du bas de panier). Si l’on retrouve des noms comme Charlie Cho Cha-Lee (Sex and Curse, 1992), Stuart Ong (Evil Cat, 1987) ou bien encore Lee Chung-Ling (Erotic Ghost Story, 1993) force est de constater que la production globale est de qualité médiocre. Il est tout de même plaisant de les voir cabotiner tous à outrance dans ce long-métrage qui prend place essentiellement dans une maison. Ce huit-clos voit nos sept « sexual maniacs » tenter tour à tour de séduire une voleuse, l’actrice Au Hoi-Ling qui tente d’échapper à la police. Cette dernière, aux atouts généreux est au cœur de toutes les attentions et s’affichent la plupart du temps en tenue légère.

Connu également sous le titre anglais New Lucky Seven, ce Seven Sexual Maniacs ne s’avère donc pas bien folichon. Je dois avouer l’avoir vu sans sous-titres. De coup, la compréhension de certaines situations ne se fait pas au mieux. Si l’on passe à côté de certaines répliques qui peuvent faire mouche, le reste est de nature conventionnelle. Les mimiques et gestuelles auxquels on assiste remplacent aisément tout les mots. Nous sommes devant une comédie « déjà-vu » ici et là. Il n’y a donc pas de surprise. On se laisse porter par cette histoire banale à l’humour souvent gras qui n’évite pas l’ennui et ce même avec des acteurs qui semblent réellement s’amuser. Je regretterai pour ma part le peu de mise en valeur de l’actrice Fan Oi-Git qui joue ici une prostituée aveugle.

Seven Sexual Maniacs offre un spectacle oubliable et d’une qualité médiocre. Si l’on compare le film à certaines productions similaires, l’ensemble table sur un érotisme où il y a peu de nudité au final, avec une seule et unique « scène de chambre » (alors que le film se déroule principalement dans une chambre !). Ce film de Law Kei est surtout porté sur la comédie dont il faut encore être réceptif. Tout les Charlie Cho et autre Stuart Ong de la Terre ne sauveront pas cette production de Joe Wong Gong-Keung (Hidden Desire, 1991). Poubelle.

Fiche du film.

Merci à Toto14 (VCD)

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7 réflexions sur “Seven Sexual Maniacs (1994)

  1. Ben ça ! Je viens juste de découvrir cette extension à Made in Asie. Apparemment, c’est un lieu qui permet de donner libre cours à des pulsions de cinéphile inavouables mais Ô combien rafraîchissantes après une dure journée de travail. C’est bien, bonne initiative (pour ne pas faire un contraste trop WTF avec les recettes de Diana j’imagine), même si le CATIII est moins ma dope, je reviendrai de temps e temps.

    • Tiens ! Un client ! Et non des moindres. Ravi que tu passes faire un coucou au voisinage. Après quelques années comme pigiste chez M.I.A., j’ai pu économiser assez pour m’ouvrir un commerce. Dis au mec de la buvette qu’ils peuvent venir louer du film ici. La France mérite son vidéo club consacré à la peloche (le plus souvent obscure) HK. Le monde même ! Sache qu’il n’y aura pas que de la Cat.III dans les rayons. On va tenter de diversifier selon ce que les fournisseurs proposent. On va tout de même privilégier du cinoche précédent les années 2000. Y a masse à (re-)découvrir. Au plaisir de vous revoir dans ces lieux mon cher Olrik. Je prendrais quand même le temps de venir boire mon p’tit noir chez vous avant d’embaucher, la p’tite binouze à l’apéro de 11h, une autre pour le tea time, un p’tit rhum pour l’apéro de 19h et tout ce qui permet de retourner la buvette en deuxième partie de soirée ! Sur ce… client suivant s’il vous plait !

    • Je ne sais pas si on peut qualifier ce cinéma d’underground Chery’ mais y a des fois, je pense qu’ils ne méritent pas qu’on s’attarde sur eux.😉 Surtout ce film-ci, un Cat.III de bas étage qui donne peu à voir. « Horses » c’est encore autre chose.

  2. Il y a certains films qui sont totalement oubliés par les éditeurs, donc totalement méconnus par chez nous mais qui passent régulièrement à la télé à HK ou en Chine. Je pense que Horses en fait parti. Seven « machin », je le connaissais pas non plus et je crois que je ne le verrais jamais! ^^

    • Bah alors Supavince ! Ça te tente pas de voir Au Hoi-Ling en p’tite tenue affriolante ?😉 Certes, elle fait vulgaire mais c’est toujours agréable. ^^ Y a le père Charlie Cho aussi avec ses problèmes gastriques. Des mecs qui passent quasi le film en peignoir et puis… et puis… que dalle en fait.🙂

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